Les années '80 sont difficiles
pour les Saguenéens de Chicoutimi
Des patrons nombreux
et variés
(Source :Serge Émond)
"Les Saguenéens agonisent", titre Le Quotidien du 18 avril 1986. L'équipe a besoin de 100 000$ pour survivre. La fin du mois est particulièrement mouvementée. La ville se porte garante de la dette jusqu'à concurrence de 175 000$ et obtient en retour la garantie de la franchise.
"Lorsque nous avons pris l'équipe, elle avait une dette de 180,000$, rappelle aujourd'hui Daniel Bédard. À la fin de la saison 84-85, nous avions épongé le déficit et laissé un surplus de 56 000$. Dan Walker avait réalisé tout un travail.
"À un certain moment, j'ai fait une offre à la ville avec Jean-Marc Couture. Nous étions prêts à offrir 100 000$ mais nous voulions les conditions qui ont finalement été accordées aux propriétaires actuels. Si la ville avait accepté, nous serions peut-être encore propriétaires aujourd'hui".
Le 15 septembre 1986, les 26 actionnaires acceptent de laisser aller leurs actions pour transformer la compagnie en corporation sans but lucratif. "Ce changement assurera la survie de l'équipe pour toujours", indique le nouveau président, Gratien Maltais. L'idée est bonne mais elle ne se réalisera pas avant plusieurs années.
Gratien Maltais démissionne le 16 novembre 1987 et est remplacé, deux semaines plus tard, par Bernard Larouche.
Le 11 avril 1988, les Saguenéens frappent encore une fois le creux de la vague. Les actifs de l'équipe sont remis à son principal créancier, la Banque Royale, dans l'espoir d'obliger les autorités municipales à bouger. "Avant 1987-88, nous avions un déficit accumulé de 208 000$, explique Bernard Larouche. Il est maintenant supérieur à 300 000$".
Pour les Saguenéens, l'été 1988 est particulièrement chaud. Raymond Spence, Jean-Marc Couture et le groupe Cegerco apparaissent tour à tour dans le portrait. Pendant un bon bout de temps, Raymond Spence semble devenu le nouveau propriétaire de l'équipe mais il doit éventuellement déménager dans la région de Montréal. À la fin de juillet, c'est plutôt la Corporation de développement économique de chicoutimi (CDEC) qui se retrouve avec les Saguenéens sur les bras. Elle confie le poste de président à Gaston Vachon.
Le 3 juillet 1989, Gaston Vachon annonce un déficit de 35 000$ pour la saison qui vient de prendre fin. "C'est très positif. Il faut se rappeler que l'équipe ne valait plus rien", précise celui qui entreprend alors une deuxième année à la présidence.
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