Tuesday, March 27, 2012
Monday, March 26, 2012
Un visionnaire

Publié le 14 mars 2011 à 09h06 | Mis à jour le 14 mars 2011 à 09h06
Bertrand Tremblay Le Quotidien
Gaston Vachon, le fondateur de Progrès-Dimanche qui vient de nous quitter, fut un véritable visionnaire de l'information. Il a révolutionné le monde des communications au SaguenayLac-Saint-Jean. Un peu comme Pierre Pédaleau qui a édifié l'empire Quebecor. Avec son fidèle compagnon Jacques Larouche, il a bien perçu les attentes du lecteur étourdi par l'avènement de l'électronique. Sa perspicacité qui agissait comme un microscope chez les consommateurs de l'information valait mieux que tous les sondages menés aujourd'hui, à grands prix, par des maisons spécialisées.
Progrès-Dimanche Il avait notamment réalisé la nécessité d'apporter des modifications majeures à la tradition. Après une longue grève de quatre mois, Le Progrès du Saguenay grand format se transforma en Progrès-Dimanche tabloïd. La direction modernisa également la distribution du journal avec une armée de camelots lancée, tôt le dimanche matin, à l'assaut des lecteurs dans les quartiers et jusqu'autour des églises. Le tirage monta en flèche. Gaston Vachon m'avait raconté, un jour de confidences, que son bon ami et complice dans de nombreuses oeuvres de bénévolat, Mgr Sylvio Kérouack, alors curé de la cathédrale, s'était montré un peu agacé de la présence de ces jeunes vendeurs toujours au poste, dès la première heure, aux portes du plus impressionnant temple de la région. Il avait exprimé son indignation durant un sermon, allant même jusqu'à reprocher à l'opération de distraire les fidèles. Pourtant, les camelots, toujours respectueux, attendaient sagement, debout à l'arrière, la fin de l'office dominical. La vérité c'est que certains affamés de nouvelles commirent parfois l'outrage de jeter un coup d'oeil sur la manchette de Progrès-Dimanche durant l'homélie. La recette du succès Cette manie a disparu évidemment. Les pratiquants d'aujourd'hui se recueillent avec ferveur. Mais après cette intervention de l'auguste prélat domestique eut un effet contraire.
Elle favorisa cependant la popularité de Progrès-Dimanche en suscitant l'intérêt, non seulement des fidèles présents à l'église, mais également des auditeurs qui en écoutaient la diffusion à la radio. Attribuons également le mérite du rapide succès obtenu par la publication dominicale au confrère Charles-Julien Gauvin, premier directeur de rédaction de Progrès-Dimanche, et à son équipe. Car le fondateur attribuait la popularité de Progrès-Dimanche à son caractère familial et à la richesse de son contenu rédactionnel. La séduction exercée par Progrès-Dimanche a permis au Progrès du Saguenay d'atteindre une rentabilité satisfaisante après 75 ans de difficultés financières et d'assumer la relève du Soleil du SaguenayLac-Saint-Jean en permettant le lancement du Quotidien grand format. Un défi redoutable qui ne fut véritablement relevé qu'après l'adoption du tabloïd.
Depuis cette conversion, Le Quotidien joue véritablement son rôle en mettant l'accent sur l'information régionale et en se faisant le défenseur des intérêts du SaguenayLac-Saint-Jean.
Lorenzo Brisson Parmi ses modèles, Gaston Vachon vénérait Lorenzo Brisson, un ancien actionnaire du Progrès du Saguenay qui avait longtemps dominé l'actualité économique régionale au siècle dernier. «Si tu veux réussir en affaires, m'avait-il conseillé, sois constamment présent dans l'entreprise. Surveille bien le contenu du courrier, réponds à chaque lettre qu'on t'adresse et signe toi-même tous les chèques.» Il se félicitait d'avoir toujours appliqué les enseignements du maître.
Celui dont on célébrera les funérailles, à l'église Notre-Dame de Grâce de Chicoutimi, à 14 heures cet après-midi, avait la conviction que les imprimés avaient préservé leur survie après l'impact de la télévision. Comment envisageait-il l'avenir des imprimés devant la poussée fulgurante d'Internet? Retiré à l'arrière-scène de ce vaste et fascinant monde des communications, il devait sans doute comme nous tous s'interroger en surveillant les sondages sur les nouvelles préférences de la population. Car c'est le consommateur qui prendra l'ultime décision.
Sunday, March 25, 2012
Un dernier hommage à Gaston Vachon

Publié le 15 mars 2011 à 08h33 | Mis à jour le 15 mars 2011 à 08h33
Stéphane Bégin Le Quotidien (CHICOUTIMI)
Le fondateur des journaux Le Progrès-Dimanche et Le Quotidien, Gaston Vachon, a été porté à son dernier repos, hier après-midi, à l'église Notre-Dame de Grâce de Chicoutimi. L'homme de 80 ans est décédé d'une longue maladie la semaine dernière.
Au cours des funérailles, une centaine de personnes ont pris le temps de lui rendre un dernier hommage. Le célébrant, Mario Tremblay, a parlé d'un grand homme, d'une personne empreinte de générosité, très engagé et qui avait de grandes passions dans sa vie. «Il me semblait un homme désintéressé par la richesse, préférant être généreux. Il avait un désir de donner. Il était un fonceur, un homme visionnaire. «Gaston aura été une personne importante pour plusieurs autour de lui, que ce soit les membres de sa famille, ses amis ou son entourage et il continuera à être important, notamment pour ses proches», reprend le prêtre.
À la sortie de l'église, l'ancien éditorialiste du Quotidien, Carol Néron, s'est souvenu de l'homme comme d'un pionnier, un précurseur dans le monde de l'information. «Il ne faut pas oublier que Le Progrès-Dimanche, qu'il a lancé, a toujours eu une influence dans l'information régionale. C'était le cas à l'époque et c'est encore le cas aujourd'hui. Les journaux ont joué et jouent encore un rôle socio-économique pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean», mentionne Carol Néron.
Yvon Rhainds a oeuvré durant 25 ans au Quotidien dans le domaine de la publicité. Il a assisté aux obsèques de Gaston Vachon. «M. Vachon était venu me chercher au journal Le Soleil afin de mettre sur pied une équipe de ventes pour Le Quotidien. C'était le 1er octobre 1973. Et j'y suis resté durant 25 ans», note-t-il.
Gaston Vachon a été rattaché au Progrès du Saguenay durant plus de 40 ans. Il a occupé quelques postes, de typographe à son entrée en 1948 à président et directeur général en 1964. Il a mis sur pied Le Progrès-Dimanche en 1965 et Le Quotidien en 1973. Et il a fait construire la Maison de la presse en 1980. L'homme de communications a été le premier président de la Fondation de ma Vie et a aussi occupé le même poste chez les Saguenéens de Chicoutimi.
Les Sagueneens
Les années '80 sont difficiles
pour les Saguenéens de Chicoutimi
Des patrons nombreux
et variés
(Source :Serge Émond)
"Les Saguenéens agonisent", titre Le Quotidien du 18 avril 1986. L'équipe a besoin de 100 000$ pour survivre. La fin du mois est particulièrement mouvementée. La ville se porte garante de la dette jusqu'à concurrence de 175 000$ et obtient en retour la garantie de la franchise.
"Lorsque nous avons pris l'équipe, elle avait une dette de 180,000$, rappelle aujourd'hui Daniel Bédard. À la fin de la saison 84-85, nous avions épongé le déficit et laissé un surplus de 56 000$. Dan Walker avait réalisé tout un travail.
"À un certain moment, j'ai fait une offre à la ville avec Jean-Marc Couture. Nous étions prêts à offrir 100 000$ mais nous voulions les conditions qui ont finalement été accordées aux propriétaires actuels. Si la ville avait accepté, nous serions peut-être encore propriétaires aujourd'hui".
Le 15 septembre 1986, les 26 actionnaires acceptent de laisser aller leurs actions pour transformer la compagnie en corporation sans but lucratif. "Ce changement assurera la survie de l'équipe pour toujours", indique le nouveau président, Gratien Maltais. L'idée est bonne mais elle ne se réalisera pas avant plusieurs années.
Gratien Maltais démissionne le 16 novembre 1987 et est remplacé, deux semaines plus tard, par Bernard Larouche.
Le 11 avril 1988, les Saguenéens frappent encore une fois le creux de la vague. Les actifs de l'équipe sont remis à son principal créancier, la Banque Royale, dans l'espoir d'obliger les autorités municipales à bouger. "Avant 1987-88, nous avions un déficit accumulé de 208 000$, explique Bernard Larouche. Il est maintenant supérieur à 300 000$".
Pour les Saguenéens, l'été 1988 est particulièrement chaud. Raymond Spence, Jean-Marc Couture et le groupe Cegerco apparaissent tour à tour dans le portrait. Pendant un bon bout de temps, Raymond Spence semble devenu le nouveau propriétaire de l'équipe mais il doit éventuellement déménager dans la région de Montréal. À la fin de juillet, c'est plutôt la Corporation de développement économique de chicoutimi (CDEC) qui se retrouve avec les Saguenéens sur les bras. Elle confie le poste de président à Gaston Vachon.
Le 3 juillet 1989, Gaston Vachon annonce un déficit de 35 000$ pour la saison qui vient de prendre fin. "C'est très positif. Il faut se rappeler que l'équipe ne valait plus rien", précise celui qui entreprend alors une deuxième année à la présidence.
Saturday, March 24, 2012
Friday, March 23, 2012
Gaston Vachon a été à la tête du Progrès du Saguenay pendant de nombreuses années.

Denis Villeneuve
Le Quotidien
Mars, 2011
(Chicoutimi,) Un pionnier du monde médiatique régional s'est éteint jeudi en fin de soirée.
Gaston Vachon, âgé de 80 ans, ex-président directeur général du Progrès du Saguenay etfondateur du journal Progrès-Dimanche, en octobre 1964, a été emporté par une longue maladie.
Il a été à la tête du Progrès du Saguenay, éditeur du Quotidien et Progrès-Dimanche et propriétaire d'une imprimerie, pendant de longues années. Son passage aura marqué les années d'or de l'information écrite au Saguenay-Lac-Saint-Jean et au Québec. Son principal fait d'armes aura été d'avoir lancé un hebdomadaire dominical vendu que se sont approprié des générations de lecteurs. Il s'agit d'un phénomène unique au Québec qui dure encore depuis.
Toujours préoccupé par la pérennité de ses journaux et de son imprimerie,
Gaston Vachon a propulsé dans le 21e siècle l'entreprise en la déménageant dans le nouveau carrefour commercial du «haut de la ville» au début des années 80. La légendaire bâtisse de la rue Labrecque, au centre-ville de Chicoutimi, a été désertée pour l'implantation d'un édifice et d'équipements modernes sur le boulevard Talbot, là où elle se trouve toujours.
Gaston Vachon laisse dans le deuil son épouse et huit enfants, qui l'ont entouré tout au long de sa maladie. Lucide jusque dans les derniers moments, il a été dans la maladie comme dans ses belles années un combattant vigoureux. Plusieurs générations d'artisans de l'information et de l'imprimerie ont travaillé sous son autorité. Tous s'en souviennent comme un homme persévérant et convaincant.
La Fondation de ma Vie

Née officiellement le 31 mars 1980 sous le nom de "LA FONDATION DE L’HÔPITAL DE CHICOUTIMI", un premier changement de nom survient le 29 mai 1981 pour "LA FONDATION RÉGIONALE DE L’HÔPITAL DE CHICOUTIMI".
La Fondation étant plus connue auprès de la population de la région du Saguenay-Lac-St-Jean, Côte Nord sous le nom de "LA FONDATION DE MA VIE", une nouvelle demande de changement de nom est acheminée au Ministre le 10 juin 1997 et le 3 septembre suivant elle devient donc officiellement "LA FONDATION DE MA VIE".
La Fondation : un souffle de vie depuis maintenant 30 ans!
Le premier battement de cœur de la Fondation de ma vie découle, ironiquement, d’un cardiologue, le Dr Yves Savard. En 1975, l’Hôpital de Chicoutimi, qui a pourtant été l’un des premiers centres en chirurgie cardiaque au Canada, fait face à une difficile réalité. Certaines instances recommandent qu’on procède à la fermeture de ces départements de chirurgie cardiaque et d’hémodynamique, sous prétexte que le bassin de population de la région et de la désuétude des équipements en place ne justifient pas la présence deux chirurgiens cardiaques et de cardiologues hémodynamiciens à l’hôpital.
Très vite, le Dr Savard, un jeune cardiologue nouvellement recruté par l’Hôpital de Chicoutimi, réagit. Soucieux de redonner à l’institution sa réputation d’excellence en cardiologie, il a l’idée de créer une fondation. Son objectif consiste à amasser suffisamment de fonds afin d’acquérir des équipements qui assureront la survie et la renommée du service.
Dans sa croisade, le Dr Savard trouve rapidement un allié de confiance en la personne de Maurice Cardinal, directeur général de l’hôpital. M. Cardinal n’est pas homme à se contenter de suivre le vent. C’est un visionnaire, un générateur de changement. Plutôt que de simplement appuyer le projet du Dr Savard, il suggère que la Fondation favorise l’achat d’équipements pour toutes les surspécialités de l’hôpital, pas uniquement du département de cardiologie et de chirurgie cardiaque.
Campagne de persuasion
Ensemble, le Dr Savard et Maurice Cardinal font de véritables petits miracles. L’un et l’autre multiplient les rencontres, persuadent, développent et parviennent à convaincre le conseil d’administration du bien-fondé de leur démarche. Le duo s’assure même la complicité du Dr Paul David, fondateur de l’Institut de cardiologie de Montréal et du Dr Maurice McGrégor de l’Hôpital Royal Victoria. La guillotine est levée. Mais il reste encore à susciter l’appui du milieu des affaires, ce qui s’effectuera au fil du temps.
1980 : un don de démarrage de 50 000 $
Le 19 mars 1980, la Fondation de l’Hôpital de Chicoutimi prend littéralement vie. Comme première impulsion, la Fondation reçoit un don d’envergure de 50 000 $. C’est le Dr Savard qui se cache derrière cette contribution, ayant convaincu 50 collègues médecins de chacun verser 250 $ par année durant quatre ans.
Les présidents de la Fondation
Lors de ses premiers pas, la Fondation a été guidée par deux présidents successifs, soit John R. Hugues, de la compagnie Price, et Julien Lemieux, qui a connu un court règne. Malgré leur remarquable apport, c’est Gaston Vachon qui, publiquement, s’est le plus distingué comme président. À ce jour, il est d’ailleurs encore considéré comme le premier président de la Fondation, même s’il en a été, en réalité, le troisième.
1981 : une année charnière
L’année 1981 marque une étape déterminante dans le développement de la Fondation. Cette année-là, la Fondation de l’Hôpital de Chicoutimi devient la Fondation régionale de l’Hôpital de Chicoutimi. De plus, elle reçoit un don majeur de 900 000 $ des sœurs Augustines qui, en 1970, avaient vendu à la nouvelle corporation de l’Hôpital de Chicoutimi la totalité de l’hôpital, de ses immeubles et de ses équipements. Encore aujourd’hui, le don des Augustines représente le don le plus important jamais reçu par la Fondation. Ce don a permis l’acquisition d’un tomographe, appareil qui a répondu à des besoins prioritaires.
D’hier à aujourd’hui : plus de 30 ans de dons pour la vie
C’est en 1997 que la Fondation régionale de l’Hôpital de Chicoutimi a pris officiellement le nom évocateur de Fondation de ma vie. De cette Fondation, qui célèbre cette année son 30e anniversaire, l’on peut avancer cette certitude : elle a été à l’image de son principal créateur, le cardiologue Yves Savard. Jamais elle n’a manqué de cœur.
Après 30 ans, elle réussit toujours à soutenir de magnifique façon le Centre de santé et de services sociaux de Chicoutimi et à en faire un hôpital de choix au cœur du réseau de la santé du Québec. Au cours de ces trois décennies, la Fondation de ma vie a investi 12 720 728 $ pour financer l’achat d’équipements et améliorer la qualité de vie et de soins des patients de l’hôpital.
Friday, March 2, 2012
Libre

Un an a passe' depuis ton depart
Une chandelle brille en ton honeur
Mais dans mon coeur la douleur
Me dechire quand je pense a combien tu me manques
Mon grand-pere, mon idol
Mon grand ami, mon sait tout
Mon sage, mon ange
Je t'ais laisse' partir
Tu t'es envole'
Labas c'est beau, c'est haut beaucoup trop haut
Mais tu es bien, finalement bien
Tu es libre
Je le sais, je le ressens
Je ne peux espere' qu'un jour
Je te verrai quand viendra mon tour
Jusqu'a la fin
Je vivrai ma vie
En suivant ton example et tes conseils
Mains en mains, coeur en coeur
Je t'aime.